Pourquoi ?

Pour permettre la mobilisation couplée des savoir-faire existant sur le territoire face aux crises socioéconomiques.

Quelle utilité ?

Les logiques de subvention, d’appel d’offres sont parfois centrées sur la réponse à un seul besoin. L’enjeu est ici de favoriser des actions favorables sur plusieurs plans (sociaux et environnementaux). Cela permet un gain d’efficience en mobilisant moins de moyens pour atteindre simultanément plusieurs fins (Max-Neef, 1991).

Comment ?

L’initiative Doughnut Deal[1] est une traduction pratique de la théorie du donut, axée sur le comment : comment pouvons-nous vivre dans l’espace juste et sûr du donut ? Il s’agit ici de soutenir l’émergence d’initiatives citoyennes et/ou associatives qui travaillent sur plusieurs dimensions du donut.

[1] Il s’agit d’un exemple d’initiative pertinente. D’autres types de démarches peuvent bien entendu être aussi pertinents pour créer ce type de synergie.

Exemples d'usage

Amsterdam a été la première ville à lancer un doughnut deal. Cela a donné lieu à des initiatives telles que :

  • Apprendre à un groupe de personnes à coudre des rideaux isolants pour réduire les coûts énergétiques. Cela a permis aux personnes de dégager du revenu et d’apprendre des connaissances en artisanat tout en œuvrant sur un des piliers des limites planétaires.

Des collectes alimentaires avec les habitants pour qu’ils soient ensuite transformés en composts et en gaz verts. Les habitants sont informés des résultats et peuvent emporter chez eux un sac de compost.

Points de vigilance

Une attention particulière doit être portée aux leviers de transition activés dans les initiatives : efficacité, substitution et sobriété.

Par ailleurs, l’usage d’un référentiel territorial, tel que le donut, est ici tourné vers l’action et ne permet donc pas la construction d’indicateurs associés ou ne fournit pas une méthode d’évaluation clé en main.

Il y a un coût de coordination des projets et cela soulève donc la question de qui promeut sur le territoire ces initiatives transversales.

Comment lier la soutenabilité sociale et la soutenabilité environnementale ?

Il s’agit de se baser sur un référentiel permettant de prendre en compte les volets sociaux et environnementaux (à l’instar du donut). C’est via l’action et le choix des dimensions traitées que les deux volets vont s’articuler.

Une approche en termes de sobriété systémique[1] (Cherdo et al., 2024) peut permettre de jouer simultanément sur plusieurs plans sociaux et environnementaux. L’ADEME donne de nombreux exemples de la mise en pratique de la sobriété.

[1]« Ce terme est en réalité un pléonasme puisque la sobriété ne peut être réellement atteinte que si elle est systémique. Lui attribuer l’adjectif de « systémique » permet de mettre en évidence le fait qu’elle doit être implémentée à des niveaux larges d’organisations et de décisions sociétales contrairement à une sobriété « thématique » qui se limiterait à un seul domaine » (Cherdo et al., 2024, p. 11).

Découvrir l’expérience associée : Doughnut deal