En conduisant une évaluation au regard du bien vivre :
Pourquoi ?
Poser la finalité du bien-être, du mieux-être ou du bien vivre dans les projets a tout son sens. Pour quoi d’autre œuvrer, si ce n’est pas pour améliorer le bien-être individuel et collectif des populations ? Pour autant, en pratique, il est rare que cet objectif soit affiché. Le bien-être renvoie spontanément à une question individuelle sur laquelle les politiques publiques ne se sentent pas forcément responsables. Pourtant, si l’on souhaite remettre l’humain au cœur du sens de l’action publique et avoir une approche systémique pour mieux comprendre l’interaction des dimensions, alors la question du bien-être est centrale.
Quelle utilité ?
Évaluer au regard du bien vivre peut avoir plusieurs finalités : (liste non exhaustive !)
- Affirmer la place centrale de l’humain au cœur des projets;
- Ne pas perdre de vue l’essentiel;
- Faire un pas de côté;
- Inviter à s’interroger autrement et porter un autre regard sur notre action.
L’approche quantitative à partir du questionnaire IBEST
Le questionnaire IBEST a d’abord été pensé comme outil d’observation. Reproduit à échéances régulières (2012, 2018, 2020, 2023), ce questionnaire peut permettre d’apprécier les évolutions d’un territoire.
Pour adapter cet outil à une démarche évaluative, il sera nécessaire de rajouter des questions plus spécifiques à l’action ou la politique à évaluer. Cela aura pour intérêt de croiser les résultats entre des profils très complets grâce à l’approche IBEST qui détaillent des dimensions généralement aveugles de la statistique avec leur avis et regard sur le projet.
Pour s’adapter aux différentes tailles de projet, de budget, de thématiques… il est possible de s’inspirer du questionnaire pour ne retenir qu’une partie de celui-ci. Le questionnaire IBEST comprend des questions spécifiques permettant de renseigner des indicateurs sur chacune des 8 dimensions.
Dans quels cas utiliser cette méthode ?
- Pour des projets qui s’inscrivent dans un temps long avec la nécessité de faire vivre l’enquête dans le temps ce qui permettra de voir l’évolution du bien-être des habitants en lien avec les questions sur le projet. C’est le cas pour le suivi d’un territoire où l’on se situe du coup à la croisée entre l’observation et l’évaluation, en ajoutant notamment des questions spécifiques sur les actions ou politiques publiques à évaluer.
- Pour des évaluations ex-ante qui souhaiteraient venir tester la faisabilité d’un projet auprès d’une population et pour lesquels il peut être précieux d’avoir des informations sur les différentes dimensions (ex : étude en lien avec les changements de comportements)
L’approche qualitative à partir des 8 dimensions d’IBEST
Dans cette approche, la proposition est de s’inspirer du questionnaire IBEST et des 8 dimensions pour en faire une grille d’entretien qualitative. Plus qu’une grille très précise, l’approche qualitative permet de retenir les 8 dimensions comme autant de thématiques à aborder. Au sein de chacune d’entre elles, il est ensuite possible de « retraduire » l’esprit de la dimension en les adaptant aux spécificités du projet.
Comment ? A quels moments ?
Pour ne pas se perdre dans cet objectif qui peut être très ambitieux et exigeant, l’approche (et l’esprit) doivent rester ouverts et pragmatiques. Adopter une posture exploratrice est un plus !
Plus qu’une fiche méthodologique très précise sur la manière de procéder, ce volet tente de partager quelques réflexions sur les premières expériences menées à partir du référentiel d’IBEST.
Une évaluation au regard du bien-être va supposer ou entraîner certains postulats méthodologiques :
- Une évaluation centrée usagers c’est-à-dire qui devra comprendre et intégrer le regard des habitants, usagers, bénéficiaires
- Un questionnement évaluatif qui va au-delà du périmètre de l’action à évaluer et qui interroge plus largement les habitants sur les différentes dimensions de leur vie.
- Une approche sensible de l’évaluation qui intègre complètement la dimension humaine des projets et de leurs impacts
- Une posture exploratoire et itérative entre l’utilisation d’un cadre pour appréhender le bien-être (par exemple les 8 dimensions d’IBEST) et la possibilité de dépasser et questionner ce cadre
- Un engagement sur la question des seuils de soutenabilité qui doit être posé : pas de réponse unique mais plutôt une interrogation à mener sur ce qui est juste et nécessaire pour le plus grand nombre ; ce qui est soutenable.
À quel moment évaluer ?
Une évaluation au regard du bien-être peut être réalisée à différents moments du projet. Selon le moment où l’on mobilise ce questionnement, la démarche ne sera pas tout à fait la même. Voilà un exemple des usages différenciés de l’approche IBEST.
Dans le cadre des évaluations ex ante, ces réflexions peuvent amener à questionner la « qualité » et la transversalité du projet avant sa mise en œuvre et à être guidés par cette interrogation : comment faire en sorte que mon projet soit plus vertueux sur cette dimension ? Comment mon projet prend-il en compte ses différentes dimensions ? Le référentiel permettra de questionner et d’enrichir le projet.
La phase des questions évaluatives se prête bien à des temps de participation citoyenne. Il a l’avantage de poser la question de ce qui compte pour les habitants et de pouvoir dire « voilà quelles sont nos attentes sur tel ou tel projet. »
En amont – Exemple avec l’avis du Conseil de développement sur la politique habitat de la métropole grenobloise construit à travers IBEST
En 2017, les élus métropolitains ont saisi le Conseil de développement sur la question de l’évaluation du PLH 2017-2022. La commande des élus questionnait le C2D sur sa capacité à :
- Mettre en exergue des champs pertinents d’évaluation;
- Définir des indicateurs et des questions évaluatives pertinentes;
- Dégager des recommandations opérationnelles à mettre en œuvre sur le terrain pour tirer des résultats évaluatifs.
Pour ce faire, les actions du PLH 2017-2022 ont ainsi été interrogées de manière expérimentale à partir de la notion de bien-être soutenable. À cette fin, l’emploi du référentiel d’évaluation IBEST (production universitaire locale) et ses indicateurs comme guide de réflexion ont été privilégiés. Le C2D s’est donc posé la question suivante : « Les actions menées par la Métropole en matière d’habitat contribuent-elles au bien-vivre au regard des 8 dimensions IBEST ? »
Dans un premier temps, quatre ateliers ont été organisés mobilisant à chaque fois une quinzaine de personnes du C2D et du Comité des habitants. 16 des 31 fiches-actions du PLH sont ainsi passées au crible du référentiel d’évaluation IBEST et de ses indicateurs de bien-être soutenable (auxquels les membres du groupe de travail ont été formés). Trois autres ateliers ont eu lieu afin de revenir en détail sur différentes fiches actions identifiées par le groupe de travail au sein du PLH.
Ces dernières ont été analysées à travers 3 axes :
- Bien-vivre dans son parcours de demandeurs de logement social
- Bien-vivre dans son logement
- Répondre à la demande de logement.
Ont ainsi émergé plus de 200 questions sur des thématiques variées qui viennent questionner et interpeller la politique publique menée en termes d’habitat ainsi que les actions conduites dans le cadre du PLH 2017-2022. La méthode IBEST a permis de susciter des questions à partir d’indicateurs qualitatifs et transversaux (emploi, environnement, santé, démocratie…). Sur ces 200 questions, le constat a été fait que les responsabilités étaient souvent partagées entre différents acteurs et à des échelles différentes (communes, métropole, département, État). Huit grandes thématiques ont ainsi pu être identifiées afin de regrouper et de prioriser ces questions interrogeant la politique publique du point de vue de la société civile. Ce travail a été présenté et reçu avec enthousiasme par les services et les élus. Celui-ci a aidé à la définition de sujets pour une évaluation intermédiaire ou finale dans le cadre du suivi du PLH 2017-2022.
Pendant la mise en œuvre du projet – Un exemple – L’évaluation du projet de rénovation urbaine des Villeneuves (Grenoble-Echirolles)
Adopter une démarche en continu suppose de mettre en place une méthodologie qui organise des recueils réguliers sur le terrain. Cette approche a l’avantage de suivre les évolutions du projet et de faire remonter de nombreuses informations sur la manière dont il est perçu par les habitants ; ce qui peut être tout à fait pertinent dans le cadre de projets d’aménagement par exemple qui s’étalent sur de nombreuses années.
Pour faire cette évaluation du projet de rénovation urbaine, nous avions à notre disposition : le référentiel d’IBEST nous permettant d’approcher la notion du bien-être individuel avec ses 8 dimensions, un quartier urbain en transformation et une opportunité de réaliser une étude longitudinale avec un suivi de cohorte sur plusieurs années.
La première étape a donc été de faire évoluer le référentiel IBEST, ses 8 dimensions, son questionnaire, vers un questionnement évaluatif.
Notre proposition d’évaluation était donc de voir de quelle manière un projet de rénovation urbaine, qui intervient dans différents domaines (logement, immeuble, espaces publics, services de proximité, accessibilité, etc.), impacte le bien vivre des habitants. Est-ce qu’en changeant le cadre et l’environnement, on agit aussi sur l’intime, le mieux-être et quelles sont les synergies à l’œuvre entre les différentes dimensions (affirmation de soi, confiance dans les institutions, santé, etc.) ?
Pour construire les outils d’enquête, il a fallu oser s’affranchir du questionnaire et de ses indicateurs pour aller vers une grille d’entretien très ouverte et qualitative. Cette grille s’est finalement épurée pour représenter au final une sorte de « set de table » rappelant les 8 dimensions et ses sous-thématiques (Figure 22). L’objectif était d’aller vers un entretien exploratoire qui laisserait toute la place à la parole de l’enquêté.
© Source : Delahais et al. (2023)
Des questions spécifiques sur le projet de rénovation urbaine ont ensuite été implémentées pour pouvoir situer la personne dans le quartier et dans sa trajectoire résidentielle (connaissance du projet, implication dans le quartier, ancienneté, etc.). L’enquête étant un suivi de cohorte, les entretiens auront lieu tous les deux ans avec les 80 personnes suivies. Cette méthode nous permet de recueillir le point de vue des habitants à différents moments du projet et d’étudier l’évolution de leur perception au fil des années.
Pour arriver à cette synthèse, il a fallu à la fois assumer pleinement la posture sociologique, voire anthropologique de l’enquête, avec une grande ouverture dans la manière de mener des entretiens, et s’assurer que les enquêteurs étaient à même de porter les enjeux de cette évaluation expérimentale. Le recrutement du bureau d’études qui allait mener les entretiens avec l’Agence d’urbanisme était donc important. Dès la première année, nous avons travaillé avec une équipe de sociologues investis, avec une forte appétence pour le qualitatif et des expériences riches dans les quartiers populaires.
Sur cette étude, nous sommes accompagnés par l’Agence d’urbanisme, qui s’est investie au fil des ans dans l’équipe IBEST. Elle a commencé par réaliser des analyses statistiques sur les enquêtes IBEST et à se familiariser avec le référentiel et ses 8 dimensions. Son appétence pour le qualitatif a ensuite permis d’envisager un partenariat pour la réalisation du suivi de cohorte. Ce partenariat donne une assurance supplémentaire sur la continuité, indispensable pour ces études longitudinales.
Afin de situer l’habitant au cœur de l’enquête, l’entretien interroge largement sur toutes les dimensions de la vie et ne présuppose pas des impacts que le projet pourrait avoir sur la personne. Cette posture correspond aux principes de l’évaluation répondante :
« La prémisse essentielle de l’évaluation répondante est de considérer que les parties prenantes ont des valeurs différentes ; que ces valeurs agissent dans la façon dont les uns et les autres jugent une intervention ; et que l’évaluateur.rice ne devrait pas imposer des valeurs particulières dans le jugement apporté. » (Delahais, 2022)
L’évaluation répondante ne part pas de l’atteinte ou non des objectifs pour construire son jugement évaluatif, mais autorise à laisser une place prépondérante à l’exploration en profondeur du contexte, de l’environnement et de la manière dont les habitants entendent et comprennent le projet. Elle est attentive à ce que les enquêtés ne disent pas et à ce qu’ils évoquent hors champ, plus spontanément ; aux liens qui sont faits et à la manière dont l’environnement les impacte. Dans une évaluation plus classique on serait probablement restés beaucoup plus centrés sur le projet en lui-même. Cette enquête montrera peut-être le peu d’impact direct établi entre le projet de rénovation urbaine et le bien-être des habitant.e.s. C’est une hypothèse que l’on doit intégrer. Pourtant, même si le lien causal n’est pas clairement démontré, de nombreuses informations auront pu être apportées au projet grâce à ce travail d’enquête.
A la fin d’un projet
L’évaluation d’impact est en soi la plus difficile à réaliser car elle suppose de pouvoir attribuer le niveau de bien-être des habitants à l’impact de notre action, ce qui reste assez périlleux… De plus, si la question du bien-être n’a pas été posée au départ du projet, l’évaluation risque d’être plus difficile à réaliser.
Le questionnement évaluatif posé dans la démarche d’évaluation peut quand même intégrer les 8 dimensions d’IBEST en s’adaptant aux thématiques du projet. La première expérience d’évaluation au regard du bien-être menée par la métropole s’est déroulé sur l’évaluation du relogement suite à des opérations de démolition dans les quartiers en rénovation urbaine. Nous avons choisi d’utiliser le référentiel d’IBEST pour construire la grille d’entretien auprès des ménages relogés. C’est un sujet qui s’y prêtait bien car le logement et le lieu de vie sont des thématiques sur lesquelles se recoupent de nombreux enjeux des 8 dimensions. Cette grille a permis de questionner plus largement les ménages et de faire ressortir ce qui compte pour les gens, notamment dans le choix de leur cadre de vie. Ce choix étant très contraint en raison des faibles ressources des locataires du parc social illustre bien les tensions possibles entre ce que l’on désire et ce que l’on peut avoir.
Synthèse des résultats de l’évaluation des relogements à travers IBEST
Pour analyser les effets du relogement sur les parcours de vie des personnes (au sens large), plusieurs thématiques ont été explorées en s’appuyant sur le référentiel d’IBEST. Par exemple : sociabilité, accès aux services, modes de transport, habitudes de consommation, activités extra-professionnelles, situation professionnelle, situation budgétaire des ménages…
Voici un témoignage sur les retours de l’usage d’IBEST dans cette évaluation :
« Nous avons choisi d’utiliser ces 8 dimensions du bien être pour construire la grille d’évaluation. Il a été assez facile d’adapter cette grille d’évaluation car ces 8 dimensions recouvrent beaucoup de domaines qui peuvent être reliés au logement. Par exemple la dimension « Accès aux biens de subsistance » interroge le coût de notre logement et son poids sur notre budget. L’analyse comparative entre avant et après déménagement, mais aussi tout ce qui concerne le confort thermique et la facture énergétique s’intègre donc directement dans cette dimension.
À travers le relogement, l’enquête a donné de l’importance à tout l’environnement social des ménages avec les liens avec nos voisins, nos amis et notre famille, qui se trouve généralement fortement impacté par le relogement.
Enfin, ce type d’enquête permet de demander enfin aux personnes interrogées ce qui est important pour elles. Ce qui compte et ce qui est important dans le choix du relogement. Quel critère est prioritaire, significatif mais aussi ce que les gens peuvent se permettre comme un choix. Par exemple, il était très intéressant de voir comment la perception de la nature et la proximité des espaces verts apparaissaient comme un critère de bien-être largement mentionné par les locataires. Cependant, cette dimension tient une place mineure lors du choix d’un nouveau logement, car peu de ménages peuvent se permettre de prendre en compte ce critère lors du choix.
Pour les pouvoirs publics, ce type de constat permet de souligner la nécessité d’une présence plus forte des espaces verts dans les quartiers populaires pour améliorer le cadre de vie et le bien-être de ses habitants car on sait, grâce à l’enquête IBEST (questionnaire auprès des habitants de la Métropole grenobloise), que les habitants de ces quartiers ont tendance à se rendre beaucoup moins fréquemment dans la nature que les catégories sociales plus aisées. C’est précisément le genre de lien complémentaire que nous pouvons établir entre une approche qualitative comme celle-ci et une enquête comme IBEST. »
Ibest-eval-relogement : synthèse des apports d’IBEST sur l’évaluation
Points de vigilance
Pour se faire entendre et rendre concrète la question du bien-être, le fait d’avoir des données quantitatives et même qualitatives fait la différence.
Le référentiel IBEST a permis au territoire grenoblois de stabiliser une démarche, de la faire vivre dans le temps et de pouvoir s’y référer. Présenter des chiffres et des résultats est une occasion de parler de bien-être soutenable, du bien vivre et de revenir à l’essentiel.
La définition du bien-être soutenable est une construction partagée et non une mesure neutre. Le processus d’IBEST permet de proposer une définition des 8 dimensions du bien-être soutenable et de leur mesure qui a été construit de manière collective avec une partie des acteurs locaux. Ce processus a permis d’ouvrir une partie de la boîte noire des indicateurs et d’engager la discussion autour de ce qui compte pour les gens, de pourquoi on le compte et comment on le compte. Chaque évaluation au regard des 8 dimensions peut également être une occasion de réinterroger cette définition.
Une petite vigilance sur le temps de l’entretien : questionner la personne sur les 8 dimensions exige un certain temps, surtout que la dimension évaluative nécessite de compléter l’entretien avec des questions spécifiques sur le projet.
L’entretien oblige à adopter une posture plus ouverte que directive, proche de l’entretien sociologique. Il est beaucoup plus naturel dans cet outil d’avoir une approche exploratoire du bien-être en demandant aux gens ce qui compte pour eux tout en proposant une grille de lecture à travers les 8 dimensions. La posture semi-directive permet de rester ouvert aux propositions de la personne et d’intégrer de nouvelles dimensions tout en s’assurant de compléter la grille d’analyse d’IBEST.
Selon les projets, certaines dimensions seront plus en adéquation que d’autres. On peut donc imaginer avoir des dimensions « majeures » et « mineures ».
Par exemple : l’objectif de mon action est d’améliorer la vie dans le quartier et les liens entre les habitants. La dimension Affirmation de soi qui comprend des variables sur les liens de sociabilité sera une dimension majeure de mon analyse. Tout comme la dimension Environnement, car mon projet doit également avoir un impact environnemental fort puisqu’il favorise les mobilités douces et la réduction des pollutions et des nuisances sonores. Par contre, mon projet n’aura a priori pas d’impact sur la dimension Travail/emploi : cette dimension sera donc mineure.
Les dimensions mineures seront gardées dans le questionnement mais ne seront pas autant poussées. L’intérêt d’utiliser le référentiel IBEST sera de maintenir autant que possible la synergie de l’analyse en gardant dans le radar les 8 dimensions.
Comment lier la soutenabilité sociale et la soutenabilité environnementale ?
Une approche en termes de bien vivre oblige à penser le projet en mettant l’humain au centre, ce qui renverse souvent le raisonnement et permet de revisiter les objectifs du projet, voire de les compléter en mettant plus d’attention sur des dimensions oubliées. La déclinaison évaluative des outils du bien vivre doit amener à des stratégies de recueil à même d’interroger de manière transversale les conditions de vie.